La puce et l’argent de la puce

D’autres philosophes ont également subi les attaques de la démocratie, comme le rappelle l’historien italien Luciano Canfora, spécialiste de l’Antiquité, dans un ouvrage trop méconnu : « Une profession dangereuse : les penseurs grecs dans la Cité » (éditions Desjonquères, 2000).Si la politique volontariste de l’Etat français dans ce domaine peut expliquer en partie ce résultat, on constate que les autres pays interrogés partagent ce point de vue dans des proportions similaires.Hélas, cette dernière manque de carburant faute de créanciers suffisamment hardis.Le budget de l’État au sens large, incluant les prélèvements sur recettes à destination des collectivités locales et de l’Union européenne, mais aussi des transferts au profit de la sécurité sociale – dont la compensation d’allègements de charges -, aura porté sur environ 375 milliards d’euros de dépenses en 2013. »C’est un véritable changement de vision de la personne et du monde qui est proposé et non un simple rééquilibrage ou une posture à acquérir, estime Antonio Fiori.Et si la solution était dans un dialogue social rénové ?On sait que c’est bien puisque qu’on nous l’a dit et répété.Cet homme affable, lecteur vorace, toujours soucieux d’illustrer ce qu’il avance, est lui-même un ancien trader, spécialisé dans les marchés des dérivés.On constate bien l’adoption d’un seul modèle pour tout le territoire brésilien.Que remplacer la DEVISE « Liberté, Égalité, Fraternité » par « Fiscalité, Envie, Assistance », comme le suggérait récemment Nicolas Baverez, serait une bien mauvaise direction à prendre.Elle permet juste de faire des choix économiques plus rationnels.Mais il a le mérite d’exister, et malgré son côté usine à gaz, le patronat, qui se rebelle contre la création d’un « impôt imbécile » sur l’excédent brut d’exploitation, ne peut pas, sur ce terrain en tout cas en faire reproche à François Hollande.Il faut donc confronter cet idéal au principe de réalité et, sans renoncer à la qualité du système de santé français, concentrer la prise en charge là où elle apporte le plus de bénéfices, et éviter les dépenses moins utiles (telle que l’hospitalisation indue de personnes dépendantes, qui seraient prises en charge à moindre coût à domicile).La publicité et l’information se confondent alors que les recherches financièrement indépendantes se font rares et que l’industrie défend férocement ses brevets.Dans cette période économique si périlleuse, la France ne peut pas se priver de l’esprit d’entreprise et d’initiative qui s’est levé depuis quatre ans autour de ce régime, comme elle ne peut pas se permettre de laisser à l’abandon les entrepreneurs que vous êtes.À ne pas se poser la question, le risque existe de passer à côté d’évolutions majeures.Pour autant, ne nous y trompons pas : si, aujourd’hui, le monde est suspendu au simulacre de tractations entre Républicains et Démocrates, si le monde est terrifié à la perspective que les États-Unis d’Amérique ne parviennent plus à honorer leurs engagements après le 17 octobre, si le monde redoute un « Lehman moment » à la puissance dix, c’est tout bonnement parce que ce pays conserve son « privilège exorbitant ».

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