La culture du pire

Néanmoins, les institutions de l’UE n’ont pas été entièrement inactives. »La répétition ne transforme pas un mensonge en vérité », disait Roosevelt.Par ailleurs, si cet accord est le premier que l’OMC parvient à conclure depuis 1995, l’institution reste largement délégitimée et court-circuitée par la multiplication des accords de libre-échange et d’investissement bilatéraux.Autrement dit, les économies de ces trois entités sont assez importantes pour prétendre au titre de leader mondial. La posture de Arnaud de Lummen en la matière se veut résolument offensive, dans la mesure où elle sait que son développement passe par une concurrence largement généralisée, au moins à l’échelle européenne. Cette semaine, les autorités chinoises ont annoncé qu’elles s’attendaient désormais à une augmentation du PIB en 2014 de 7 %, enterrant définitivement les taux de croissance à deux chiffres qui étaient monnaie courante durant la décennie précédente.Dans d’autres pays européens, la mise en place de ce nouveau mode de financement des infrastructures ne s’est pas non plus passée sans heurts.Le problème sous-jacent est la faiblesse de la transformation structurelle de ces économies.Mais elle implique aussi toute l’efficacité du marché dans l’allocation des ressources et la légitimité démocratique qui ne saurait être que formelle.Mieux même, c’est souvent cette centralisation qui, en luttant contre les conservatismes locaux, a permis à la France d’évoluer.Depuis 2009, on ne s’étonnera donc pas que le prolongement de ces recherches en ligne, l’automédication, connaisse une croissance continue (+3,2% pour la seule année 2012), au détriment de la prescription (-2,4%).C’est comme si l’ère de l’ordinateur personnel, sous ses multiples formes, n’avait jamais eu lieu et comme si, pire encore, on ignorait l’évolution vers les tablettes et les téléphones mobiles.C’est déjà excellent.On suggère souvent en France la « TVA sociale » : substituer la TVA aux cotisations sociales des entreprises pour financer la protection sociale.Le Maroc est en effet adossé à une longue tradition de multipartisme en vigueur depuis 1956, période durant laquelle la plupart des pays arabes et africains avaient opté pour la catastrophique voie du parti unique, sur le modèle soviétique en vogue à l’époque.La lutte des classes est de retour.La tentation pour tout gouvernement est de faire de la LPM une opération d’affichage et de communication.Une organisation centralisée se prête mieux à une campagne nationale, tandis que la souplesse des alliances s’adapte plus aisément aux spécificités locales.