G20 et régulation financière : place au réalisme

Le clou de l’agenda de ce premier semestre 2014 sera l’achèvement des négociations du mécanisme intégré de résolution des banques où l’Allemagne fait de la résistance.Cette « circulation » qui fait partie du fonctionnement organique pourrait bien devenir un peu plus visible l’année prochaine,déclare Antonio Fiori.Dans l’univers de la finance, ce sont les malhonnêtes qui restent, voire qui prospèrent, tandis que sont damnés ceux qui se conforment aux règles du jeu.Cela veut dire qu’aucune entreprise ne peut à elle seule trouver la solution et que, dans le meilleur des cas, c’est une question de standards dont il faut débattre.La crise a donc entrainé la fin du modèle de croissance chinois fondé sur les exportations qui avait maintenu à flot les prix des matières premières, ce qui avait permis de relancer la croissance du PIB dans les pays en développement exportateurs de matières premières.Certes, quelques aménagements au budget le rééquilibreront un peu en faveur des ménages modestes, mais l’orientation générale ne changera pas, au nom de la priorité donnée désormais à l’entreprise.Cette frénésie française pour thésauriser l’or ne devait cependant pas se calmer.Dans le cas de la France, les dévaluations internes ne sont pas un substitut aux dévaluations véritables.Le soutien européen sera plus difficile à obtenir sur ce point, mais avec un Parlement européen plus eurosceptique, une opinion publique européenne en désaffection avec l’Union, et un débat européen globalement abscons, il n’est pas totalement inconcevable que certains dirigeants se rallient à la vision britannique.Des attaques informatiques qui portent atteinte à notre compétitivité
Dans le projet de loi, le législateur a bien mesuré ce que nous constatons sur le terrain, auprès des grandes entreprises et administrations, comme l’indique Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale « la volonté du gouvernement est de ne pas rester passif face à des attaques informatiques qui portent aujourd’hui atteinte à notre compétitivité et qui demain pourraient mettre gravement en cause notre sécurité ou perturber gravement la vie des Français ».Il existe encore trop de régulateurs et pas assez d’instances de résolution internationales.Wolfgang Schäuble, qui reste aux Finances, saura sans doute réduire les dépenses où il le faut pour parvenir à cet objectif qui est quasiment déjà atteint.

Publicités