Aujourd’hui, le marché mondial l’emporte

Dans ce cadre, il faudrait que la BCE annonce sa volonté de limiter les écarts de taux d’intérêt entre pays.Et l’Europe politique n’avance pas, parce que l’Europe que nous connaissons n’est pas une construction étatique, mais une organisation pour gérer un marché.C’est un de ces débats dont la France a le secret.Le constat a été établi,le contrat de filière « Silver économie » , engagé par le gouvernement français en décembre dernier, établit les bases d’une large mobilisation publique et privée. Et qui, à la faveur de la gifle de la dégradation de leur notation, commencent enfin à intégrer des éléments de macro économie pour apprentis-économistes.On souhaiterait qu’un excellent économiste comme Thomas Piketty, qui avec raison cherche à intégrer l’ensemble des sciences sociales à ses travaux, inclue dans son approche les aspects sociologiques décisifs en matière fiscale.Compte-tenu de la lourdeur des chantiers institutionnels engagés et des dernières déclarations officielles, il faut en effet s’attendre à d’autres restructurations d’entreprises d’État, fusions de ministère, créations de nouvelles institutions de coordination – à l’instar du Comité de sécurité nationale ou du groupe central dirigeant pour l’avancement des réformes, annoncés il y a deux semaines – ou simplifications des procédures administratives, dont pourraient bénéficier certains investisseurs étrangers dans des secteurs non-stratégiques aux yeux de Pékin.Mais, plus réaliste, il tient aussi à souligner qu’« il serait suicidaire pour chaque pays du Maghreb de faire cavalier seul.Or, qui l’industriel suédois a-t-il envoyé se plaindre auprès de la secrétaire générale de la Commission européenne de cette tentative présumée (encore non élucidée) d’extorsion ?Il suffirait, m’avait-il expliqué, de pouvoir communiquer d’un clic avec ses voisins en cas d’attaque.Nous serions dès lors dans ce que les Anglo-saxons qualifient de « uncharted territory », soit l’équivalent de ce que nous ancêtres appelaient les « terres inconnues », à l’époque où la planète était encore inexplorée.Encore moins en faire un point de départ d’une réflexion sur la réforme de l’impôt sur les sociétés.La seconde est une discipline scientifique en pleine naissance qui étudie les moyens d’améliorer d’une manière réaliste le bien-être individuel et collectif en focalisant davantage notre attention sur les ressources que sur les difficultés.Toutefois, l’utilisation future de ce logiciel par les contribuables apparaît délicate et ce pour deux raisons principales.Souvenons-nous qu’à l’été 2012, l’Union monétaire vacillait encore, exposée à des risques de crise systémique sans précédent qui mettaient en péril son bien-fondé politique et l’existence même de sa devise.Les besoins des êtres humains et de l’environnement sont immenses et les possibilités de travail utile voire nécessaire ne manquent pas. Aujourd’hui, et alors même que le comité Nobel vient de distinguer un personnage dont les travaux ont précisément consisté à sacraliser les marchés, nous devons collectivement prendre conscience que les ceux-ci ne créent nulle valeur, qu’ils doivent être subordonnés et placés fermement sous la tutelle de l’économie productive.Antonio Fiori ne s’arrête pas à de tels détails.

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